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Le contrepet est l'art de décaler les sons !  




 la plupart des jeux , des photos, ainsi que les illustrations collages numériques que vous trouverez ici ont été créés spécialement pour ce blog.
Merci de ne pas utiliser leur contenu sans  en demander l'autorisation.


Le vocabulaire de boucherie? je n'y connais rien et je suis bien incapable de donner un nom aux différentes parties des bestiaux. Alors pour améliorer ma culture générale je me suis penchée sur la question........

Voici quatre animaux de boucherie .

 

Les parties sont numérotées........à vous de jouer (en oubliant google !).

Envoyez en commentaires vos propositions sans oublier de préciser l'animal et le numéro.

 

A vos plumes !

 

Pour vous aider, voici la liste des parties à situer :

cochon: tête, groin, collier, jambon, poitrine, épaule, oreilles, carré, filet, côtes, jambonneau, pieds, queue

 

Mouton: poitrine, carré, collet, tête, épaule, gigot

 

Veau: poitrine, grosse poitrine, cuisseau, rouelle, crosse, collet, carré, talon de rouelle, longe et rognon, bas de carré, épaule, tête

 

Boeuf : culotte, paleron, crosse, plates côtes, queue de gîte, aloyau ou filet, surlonge, collier, flanchet, macreuse dans le paleron, grosse poitrine, moyenne poitrine, tête, faux-filet, romsteck, bavette d'aloyau, pointe de paleron,, talon de collier, gîte ou trumeau, côtes couvertes à la noix, gîte à la noix, quasi ou tende de tranche, tranche grasse, boîte à moelle

 

 

 

 

Le boeuf          

Le cochon

1 aloyau ou filet 1 la tête ou hure
2 culotte 2 collier
3  faux-filet 3 le carré
4 4   les côtes
5 5 filet
6 le romsteck 6  la queue
7  le jambon
8 8 le jambonneau
9 9 les pieds
10 10 la poitrine
11 11 épaule
12 12 les oreilles
13  talon de collier 13 le groin
14 le collier

Le veau

15 1
16 2
17 le gîte ou trumeau 3
18 grosse poitrine 4
19 5
20 6
21 7  épaule
22 8 grosse poitrine
23 9 poitrine
24 la tête 10  la tête

Le mouton

11 collet
1 la tête 12
2 collet  
3 épaule  
4 poitrine  
5 gigot  
6 le carré  

Les cellules du tableau seront remplies au fur et à mesure de vos bonnes réponses. Des indices vous seront donnés régulièrement.

 

 Si ce sujet vous inspire vous pouvez également participer en nous envoyant vos textes, des infos supplémentaires, des anecdotes.........

 

 

A vos plumes !

 

Participation de Tonton Christian :

Après avoir passé sa culotte et ceint son collier , Madame Brebis qui venait de tailler une bavette avec Monsieur Aloyau, se caressa les plates côtes en remontant vers la moyenne poitrine. Elle voulait surtout mettre la main au collet de ce Monsieur Duveau sans flancher car elle n'avait pas apprécié ses propos à la noix : il l'avait traitée de rouelle et même de quasi jambonneau. Et pourtant, ce monsieur, avec son groin en pointe de paleron et ses oreilles tombant sur ses épaules, n'avait pas de quoi inciter à prendre son pied. "Al! le cochon!" se dit-elle, "il va voir ce qu'il va voir! Faudrait pas prendre du lard pour du cochon !"

 

 

 Participation de Anne :

LE COCHON ET LE BŒUF (à la manière de LA FONTAINE)

Avant de rire des autres, apprenons à rire de soi.
L’affaire que je vais vous compter vous le dit mieux que moi.
Dans son champs, un bœuf broutait, peinard, quelques têtes d’un trèfle tendre  printanier.
Un cochon s’approcha de lui, riant à s’en faire dé tirebouchonner la queue.
« Pourquoi ris tu si bêtement ? » demanda le bœuf
« Je regarde ta boucle d’oreille, l’eunuque !» répondit l’animal, l’air railleur,
« Et je vois que la date approche ! Bientôt tu seras sur l’étal et on va en tailler des bavettes sur ton compte !» 
Le bœuf frissonnant de la culotte et gonflant la poitrine répondit l’air sévère :
« Eh, toi le jambonneau boueux, la nature ne t’a donc point doté d’une boîte à moelle pour être aussi sot ? Tu viens chez moi, le groin de travers et les pieds crottés, me chercher les crosses ?
N’entends tu point le fermier aiguiser les couteaux ?
Tu te fends la poire, mais crois moi, ce soir, tu feras du boudin ! »

 

 

Participation deLouchebem77 :

"

Par tous les saints ! Doux Jésus ! Un dur à cuire comme moi, être agressé de la sorte par cette andouille ! Qu’elle revienne une fois, et je ne la rate pas. Cornegidouille, je déteste le scandale lorsque vous ou le chaland, doux, y êtes mêlés. Je l’ai reçue certes grognon mais au bout d’un moment, nous sommes tous là-dessus unanimes, elle agace. Depuis ce tête à queue à Palaiseau, elle m’en veut et me pourchasse.

-          Je bous d’un noir énervement, me lança-t-elle. Sans vergogne, tu m’as lâchée grossièrement sur la route ! La manière n’est guère galante, ineffable goujat !

-          Galanterie ? Êtes-vous folle ? Vous n’en êtes pas morte… au pire…  me voulez-vous franc ? Fort bien ! Sans vos strass, bourgeoise, vous ne valez guère, et mon bel art…

-          Rien du tout, looser que tu es ! Me laisser me geler les miches sur le pavé. Je n’ai pas pu changer la roue, elle était trop sale, ami… si je peux encore te qualifier ainsi.

-          Parmi vos amis faites le tri ! Peu me chaut ! ».

-          Le tri ? pour toi ? Puisqu’il faut rire, rions ! Grattons nous le bide ! Fritons nous et grillons en enfer ! Mais regardez le, parmi ces gens, bomber le torse ! Je n’aurais pas fini à Sceaux, si son véhicule ne m’avait emboutie.

-          Quel scandale pour le bout d’un blanc pare-choc ! N’en faites pas des paquets !

-          Sot ! Si ce n’est pas pour moi, pense à cette petite racaille, hétaïre de banlieue, à la tête inébranlable trop près du bonnet, langue de vipère, au moindre mot sortant bec et ongles, et pourtant toujours prête à s’effeuiller pour étaler ses bas. Morceaux de choix ? tu m’écœures ! En plus, tu n’es qu’un ingrat, double et perfide.

-          Je te suis, filou, depuis un moment, reprit-elle, et je vois qu’encore une fois, tu bois, yo ! tu te désaltères, inassouvi perpétuellement. L’art, dont tu te vantes, n’est qu’une farce.

-          Je ris de vos sarcasmes, Madame, lui dis-je, le teint frais, zélé dans mon travail.

On ne me la joue pas : moi aussi, je peux mettre les pieds dans le plats, dénoncer ses frivolités parisiennes ou qualifier ses tenues d’oripeaux au prétexte que je ne trouve pas ça beau ! En tout cas, pour que, à nouveau, je la serve, elle peut toujours repasser !"

 


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