Jeudi 5 avril 2007

Voici une liste de 10 mots :

euthanasier   -   romancière  -  rustine  - 

urne -  cartable  -   salade  - 

conduire -  plume -   repasser - 

webcam  -

Votre mission si vous l'acceptez est de créer un texte (sensé) dans lequel figurent ces 10 mots...

 

A vos plumes !

 

 

 

 

 participation de tonton christian :

 

Edmonde-Sophie Tell, romancière berrichonne, dont la plume occulte n'écrit pas que des salades, a décidé de s'équiper d'une webcam. Serait-ce l'outil de travail du Nouveau Roman qui , demain, devrait conduire l'écrivain à  passer et repasser sur un écran aseptisé sans défaut ni rustine, l'image peu romanesque d'un héros bon à euthanasier ?
En attendant, Edmonde-Sophie a déjà choisi le titre de son prochain livre:"L'urne de miel". Elle y évoquera le voyage initiatique d'un joli cartable qui trousse les petites sacoches.

 

 

 

 

 

 participation de Anne :

 

Je dialoguais joyeusement, par webcam interposée, avec mon amie, une romancière dont la plume est bien trop connue pour que j’en dévoile le nom, (voyons !).

 Nous devisions ce jour là de toute cette salade médiatique faite autour des présidentielles, du film Sarko et Ségo sont dans un bâteau, et imaginions, au vu des évènements et d’un rire jaunissant, l’urne sacrée fuyant dès le premier tour, nécessitant la pose d’une rustine « made in Le Pen » auquel tous ont recours afin d’euthanasier l’électeur (et non pas les lecteurs…).

Soudain, je pris conscience le l’heure tardive : 16h20. J’allais devoir conduire comme Tom Cruise dans « Mission Impossible » pour aller récupérer mes enfants à l’école ! De plus, je devais aller à la maternelle pour le plus petit,  puis repasser par l’école primaire pour prendre le plus grand : une véritable prouesse !
C’est alors que je vis le cartable dans l’entrée….
J’avais non seulement oublié que nous étions mercredi, mais surtout que mes enfants jouaient depuis l’aube à la play station, sa gavant de chips, de nutella et de guimauves.
En bonne mère indigne, je laissais mes bambins absorbés par leur jeu « Les pirates contre les aliens », et me tournais vers l’ordinateur, pianotant un joyeux :
- Coucou ! Tu es là ?

 

 

 

participation de Ed :

 

 Marie Bambelle, romancière à succès, s'aperçoit qu'elle a perdu son cartable, dans lequel elle range précieusement ses plumes Sergent-Major, indispensables à son écriture. Que faire?Euthanasier une oie de la voisine, la déplumer et conserver ses cendres dans une urne sur la cheminée? Repasser son permis de conduire ( elle n'a pas sorti sa voiture depuis plus de 40 ans!) et aller vendre ses salades sur les marchés comme un vulgaire conteur de rue?Tout compte fait, elle préfère s'initier à la webcam et colmater sa déception avec une rustine à vélo.

 

 

 

participation de Anne :

 

La romancière empourprée, à la plume indignée et boudée depuis trop longtemps par le dernier des éditeurs, voulait sa vengeance. Bien décidée à pondre LE polar du siècle réunissant toutes les recettes dont elle avait déjà soigneusement pris note depuis son addiction fanatique, frénétique et spasmodique de la série « Les experts ».  
Elle commença par enquêter, et parvint à s’infiltrer en plaçant des webcams sur chacun de ses « territoires de chasse » qui serviraient son fier dessein: dans les ruelles glauques et les bouges de la capitale, les commissariat aux néons verdâtres et leurs déversoirs de banlieusards désoeuvrés, le regard vide, désabusés d’abus en tout genre, les paniers à salade charriant leurs lot quotidien de petites frappes, de filles des bois et d’indics en panne de coke, et même jusqu’aux morgues qu’elle réussit à se faire ouvrir, graissant la main glacée, glâbre et déjà poisseuse du chef de l’IML.
Elle ne reculerait devant rien pour mener son projet à terme.
Il lui fallait tout d’abord euthanasier son passé et ses anciens personnages  dont elle ne garderait que les cendres dans une urne secrète aux armoiries d’Arlequin. Il fallait tourner la page.
Elle allait écrire sous un pseudo masculin  américanisé et son héros serait un homme, un vrai dur. Non ! Pas un Dustin Hoffman à vélo, déposant avec candeur sa rustine sur le caoutchouc écaillé  par les années de folles échappées romantiques.
Un vrai Rambo de la flicaille, un killer qui ferait bouffer par le menu, son cartable au commissaire aspiré par les profondeurs de son fauteuil carnivore à ventouse, dès qu’il devrait voir repasser Jack, ce nouveau héros qui allait faire trembler la planète entière.
Elle allait l’avoir sa revanche…Enfin !...

 

 

Participation de bellelurette :

 

Moi, romancière, mais tu rigoles j’espère ! J’ai bien demandé à Pierrot s’il voulait me prêter sa plume, mais il n’a pas voulu ! De toute façon, je ne fais que des bêtises. Ce matin, j’ai collé une rustine sur ma carte d’électrice car mon chat l’avait toute égratignée, sale chat. Et oui, dans quinze jours, va falloir mettre son bulletin dans l’urne. J’y introduirais bien une feuille de salade, mais ce n’est pas en papier, et l’urne n’accepte que les papiers, et pas n’importe lesquels.
Et ma dernière boulette : Je roulais tranquillement et au lieu d’avoir pris mon appareil photo, j’avais emmené ma webcam. Tout en conduisant, soudain, un spectacle magnifique s’offrit à mes yeux : Deux amoureux s’embrassant langoureusement … vite, vite, j’ai voulu faire une photo et, cornebigouille, tout en m’apercevant de mon erreur, devinez qui arrivèrent et me firent signe de stopper ? Et oui, les gendarmes ! Et allez, 2 points de moins sur mon permis de conduire. Et comme il ne m’en restait plus que 2, je vais devoir le repasser. Salauds !
Alors maintenant, je suis à pieds, avec mon vieux cartable d’écolière que j’ai ressorti de derrière les fagots.
Bon, je te laisse, je viens de recevoir un coup de fil d’une vieille dame qui me demande si je peux venir l’euthanasier. Je ne sais pas ce que c’est, mais comme elle a toujours été très gentille avec moi, j’y cours, je vais lui amener des chocolats, j’espère que cela va lui remonter le moral, car je trouve qu’elle n’était pas au mieux de sa forme, ses derniers temps

 

 

 

Participation de Anne :

 

Nous étions parvenus à coincer « la romancière », alias Madeleine Loriot, la reine du faux bifton. Nous savions que leur trafic de cartables, reconnaissables à leur rustine logotisée style hamburger-salade, permettait d’écouler la marchandise. Mais il nous fallait le gang tout entier. Elle allait devoir nous conduire à leur crèche,  mais la faire cracher dans l’urne était une autre affaire. Grâce à une webcam, nous avions réussi à filmer son prince charmant entrain d’effeuiller la « Margueritte », la faussaire en bijoux (Fimo). On se mit à lui passer et repasser la bande où on voyait les deux oiseaux jouer au papa et à la maman juste sur la tireuse de billets de la Madeleine qui n’en perdit pas une plume ! Il lui fallut 8 minutes pour se mettre à table : Al dente les spaghettis !

 

 

Participation de Gino :

Comme d'habitude je vous laisse le soin de retrouver les mots imposés dans ce texte qui nous est offert par GINO !

 

Dans les rues de Tana,
Ziem, le peintre provençal, pensait à cette russe, Tina.
Elle lui avait plu, me dit-il. Elle aimait l'art roman, si hermétique. D'ailleurs, elle ne lui parlait qu'art, tableaux et peintures.
"Ne te leurre pas. C'est ça la déprime", ajouta-t-il, avec tant de tristesse qu'on dut, irrespectueusement, le secouer.
Puis, il se tourna vers moi et dit : "Où est Beckham ?"
Je ne comprendrai jamais les artistes.

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